Coût total de possession d'une salle informatique
Rarement celui qu'annonce la facture. Le Simulateur TCO Datacenter la ventile poste par poste, isole la part qui ne sert pas à faire tourner vos serveurs, et chiffre ce que rapporterait chaque amélioration envisagée.
Que vous possédiez la salle ou que vous l'exploitiez pour un client, tous les montants viennent de votre bordereau de tarifs : le logiciel n'en invente aucun.
La plupart des simulateurs comblent les champs vides par des valeurs de marché. Le résultat paraît complet, et il ne résiste pas à la première question précise. Ce logiciel fait l'inverse : un prix non saisi reste à zéro, et l'écran indique que le total est sous-évalué tant qu'il le reste.
Un dossier suit toujours le même parcours : constater l'existant, le chiffrer, comparer des scénarios, restituer. Voici les neuf fonctions qui le couvrent, que la restitution serve une décision interne ou une remise au client.
Déclarez vos types de baies, leur hauteur utile en U et les machines qu'elles contiennent avec leur puissance unitaire. Le logiciel en déduit la puissance réelle par baie et le taux de remplissage, au lieu de les faire estimer. Ces deux valeurs prennent alors la main sur la saisie manuelle.
Une situation actuelle, autant de scénarios cibles que le dossier en demande. Le logiciel calcule pour chacun le coût annuel, le TCO sur la durée retenue, l'économie annuelle et le retour sur investissement en mois, puis les classe par gain décroissant.
Vos prix unitaires vivent en un seul endroit et amorcent chaque nouveau scénario. Sous chaque champ de prix, l'écran indique s'il est conforme au bordereau, s'il s'en écarte, ou s'il n'y figure pas encore. Un prix saisi dans un dossier peut être remonté au bordereau en un clic.
Micro-dépoussiérage sous contamination particulaire, confinement d'allées, recâblage et reprise de brassage, consolidation du parc, transfert vers salle optimisée. Chacune dispose de son formulaire de chiffrage et de ses postes de coût propres.
Le devis de votre sous-traitant engage, votre chiffrage estime. Le logiciel affiche l'écart entre les deux en montant et en pourcentage, suit la validité du devis et alerte à son expiration. Le devis ne remplace votre estimation que sur une action explicite.
Classe de contamination particulaire, consigne de refroidissement, températures d'entrée d'air et nombre de baies hors enveloppe thermique. Ces constats déclenchent des recommandations chiffrables, chacune convertible en scénario.
Les émissions annuelles sont calculées sur le facteur d'émission que vous renseignez, celui de votre contrat de fourniture ou de la Base Carbone de l'ADEME. Le référentiel signale les valeurs périmées qui circulent encore et les distingue de la valeur en vigueur.
Généré sur le poste, sans service externe. Il reprend les hypothèses de saisie, les formules employées et des graphiques vectoriels identiques à l'écran. C'est le document que vous présentez en comité d'investissement ou que vous remettez à votre client, et sur lequel l'un comme l'autre peut refaire les calculs.
Une base SQLite unique sur votre poste. Les sauvegardes et restaurations s'écrivent dans votre dossier Documents, et chaque dossier client s'exporte en un fichier pour être repris sur un autre poste.
Aucun de ces chiffres ne se recopie tout seul dans un scénario : la saisie reste un acte de l'auditeur, qui l'engage. Ils servent à situer une salle et à repérer une valeur aberrante. Voici les principaux, tels que le logiciel les affiche.
Contre 1,54 à 1,58 au niveau mondial. L'écart se creuse avec l'âge de l'installation : 1,33 entre 1 et 10 ans, 1,51 entre 11 et 20 ans, 1,62 au-delà de 21 ans. Aucune source publiée ne descend sous 1,1.
EY-Parthenon et France Datacenter, Baromètre de l'industrie des centres de données en France 2025, p. 36 (juin 2025)
7,5 kW hors valeurs extrêmes. Une salle d'entreprise se situe typiquement entre 4 et 9 kW par baie, et 82 % des sites n'ont aucune baie au-delà de 30 kW. Aucune statistique française n'existe sur cet indicateur.
Uptime Institute, Global Data Center Survey 2025, p. 9, échantillon de 710 sites (juillet 2025)
Pour un site consommant 500 à 2 000 MWh par an. Environ 0,160 €/kWh hors taxes pour un professionnel assujetti. Les tranches vont de 0,2300 €/kWh (20 à 499 MWh) à 0,0980 €/kWh (20 000 à 69 999 MWh).
Eurostat, jeu nrg_pc_205, prix pour les consommateurs non domestiques, second semestre 2025
France continentale, mix moyen de consommation 2024. Se décompose en 0,0350 de combustion, 0,0131 d'amont et 0,0038 de pertes réseau. Les territoires ultramarins vont de 0,594 en Corse à 0,957 en Guyane.
ADEME, Base Empreinte, élément 43642, mis à jour le 24 avril 2025
Part des serveurs n'ayant produit aucun travail utile depuis au moins six mois, mesurée sur 4 000 serveurs puis répliquée sur plus de 16 000. C'est le gisement d'économie le mieux documenté d'une salle informatique.
Anthesis et Stanford, Jon Taylor et Jonathan Koomey, Zombie and Comatose Servers Redux (données 2014, réplication vers 2017)
Aucune statistique publique française n'existe sur ce prix. La fédération professionnelle décrit la structure tarifaire mais ne publie aucun montant et renvoie aux devis. Deux salles voisines peuvent différer du simple au double selon la densité admise et le niveau de redondance.
France Datacenter, Comprendre le prix d'un datacenter, consulté en juillet 2026
Un chiffre gagne en poids quand il renvoie au texte qui le définit. Voici les quatre familles que le référentiel intégré couvre, et ce que chacune permet de démontrer dans un dossier.
Prouver que la salle consomme trop, et de combien.
Justifier un nettoyage ou une remontée de consigne.
Situer le niveau de service réellement offert.
Savoir ce à quoi le site est tenu.
Les seuils protégés par le droit d'auteur des organismes de normalisation ne sont pas reproduits : le logiciel renvoie à la norme applicable, il ne s'y substitue pas.
Deux positions opposées autour de la même salle, celle qui la paie et celle qui l'opère, et un troisième cas où il faut trancher. Le moteur de calcul est le même pour les trois.
Vous payez la facture sans en connaître la décomposition. Le simulateur la ventile par poste, isole la part qui ne sert pas à faire tourner vos serveurs et met un coût annuel sur chaque baie. Vous disposez enfin d'un chiffre à opposer à un devis d'hébergement ou à une proposition de prestataire.
« Combien me coûte réellement une baie, tout compris ? »Vous devez justifier une intervention devant un client qui n'a pas de raison de vous croire sur parole. Le rapport chiffre l'existant, le scénario cible et le retour sur investissement en mois, avec les hypothèses en clair et le devis de votre sous-traitant confronté à votre estimation.
« Comment prouver que cette prestation se rembourse ? »Vous arbitrez entre garder, moderniser, externaliser ou transférer. Comparez plusieurs scénarios sur une base identique, avec le coût pluriannuel, l'empreinte carbone associée et l'effet réel d'un gain de PUE sur la facture.
« Que gagne-t-on vraiment à changer de salle ? »Application Windows autonome. L'installation ne demande ni compte, ni connexion, ni serveur : le logiciel fonctionne dès le premier lancement, sur vos propres prix.
Le simulateur s'installe sur le poste de travail et fonctionne sans connexion. Vos données, et celles de vos clients, ne quittent jamais votre matériel, ce qui simplifie considérablement la question de la sous-traitance au sens du RGPD.
Les définitions retenues par le logiciel, telles qu'elles apparaissent dans son aide.
Le coût annuel additionne cinq postes : l'énergie informatique (nombre de baies × kW par baie × 8 760 h × prix du kWh), l'énergie d'infrastructure (énergie informatique × (PUE − 1)), l'exploitation (maintenance annuelle + effectif ETP × salaire chargé), l'hébergement (nombre de baies × coût annuel par baie) et les postes complémentaires comme les licences, le réseau ou la sauvegarde.
Le TCO sur N années y ajoute l'investissement initial et le coût de décommissionnement. Toutes ces formules sont affichées dans le logiciel et reprises dans le rapport, pour que le chiffrage reste vérifiable par celui qui le reçoit.
Parce qu'un prix moyen rend un chiffrage indéfendable. Le coût d'hébergement d'une baie, le prix du kWh et le salaire chargé varient fortement d'un exploitant à l'autre : la fédération France Datacenter décrit la structure tarifaire d'un hébergement mais ne publie aucun montant et renvoie explicitement aux devis.
Un simulateur qui invente ces valeurs produit un résultat crédible et faux. Ici, un prix non saisi reste à zéro et l'écran indique que le coût annuel et le TCO sont sous-évalués tant qu'il le reste.
Le baromètre EY-Parthenon et France Datacenter de juin 2025 relève un PUE moyen de 1,36 en France, contre 1,54 à 1,58 dans les enquêtes mondiales. Cet écart tient au périmètre et au mode de collecte : la valeur française vient d'une enquête de filière déclarative.
Le PUE se dégrade avec l'âge de l'installation : 1,33 pour une salle de 1 à 10 ans, 1,51 entre 11 et 20 ans, 1,62 au-delà de 21 ans. Aucune source publiée ne descend en dessous de 1,1 : un PUE saisi à 1 décrirait une salle sans refroidissement, sans onduleur et sans pertes de distribution.
L'enquête mondiale 2025 de l'Uptime Institute, portant sur 710 sites, situe la densité modale déclarée autour de 9 kW par baie, et à 7,5 kW hors valeurs extrêmes. Une salle d'entreprise se situe typiquement entre 4 et 9 kW par baie, et 82 % des sites n'ont aucune baie au-delà de 30 kW.
Aucune statistique française n'existe sur cet indicateur, ce qui a été vérifié auprès de France Datacenter, de l'ADEME, de l'Arcep, de la CRE et de RTE. Les chiffres beaucoup plus élevés qui circulent proviennent d'échantillons orientés vers l'intelligence artificielle et ne sont pas comparables.
Non. Le nombre de baies et la puissance moyenne par baie suffisent à produire un premier chiffrage complet. L'inventaire détaillé, type de baie par type de baie et machine par machine, vient ensuite affiner la puissance réelle et le taux de remplissage.
Dès qu'un inventaire est renseigné, il prend la main sur la saisie manuelle de ces deux champs, qui deviennent alors des valeurs déduites et non des estimations.
Non, à aucun moment. Le calcul, la base de données et la génération du rapport PDF sont entièrement locaux. Aucun compte n'est à créer, aucune télémétrie n'est émise et aucune donnée ne sort du poste.
C'est une contrainte de conception assumée : les dossiers décrivent vos salles ou celles de vos clients, des informations qu'il serait difficile de justifier d'héberger ailleurs que chez vous.
Oui, et c'est l'une des fonctions centrales. Chaque scénario rattaché à une prestation porte une fiche fournisseur avec la référence du devis, sa date, sa validité et son montant. L'écart entre le devis et votre estimation issue du bordereau est affiché en montant et en pourcentage, accompagné de sa lecture.
Un écart supérieur à 25 % invite à vérifier les contraintes de chantier ou à réviser un bordereau daté ; un écart inférieur à −25 % invite à vérifier que le périmètre du devis couvre bien toute la prestation. Le devis ne remplace jamais l'estimation de lui-même : l'appliquer au scénario reste une action explicite.
De sources publiques identifiées, chacune affichée à côté de la valeur avec son organisme, son document, son URL et sa date de mise à jour : ADEME pour le facteur d'émission, Eurostat pour le prix de l'électricité, l'Uptime Institute pour la densité par baie, EY-Parthenon et France Datacenter pour le PUE, Légifrance pour la fiscalité.
Chaque repère porte également son avertissement lorsque la donnée est fragile ou lorsque des valeurs périmées circulent. Les seuils couverts par le droit d'auteur des organismes de normalisation ne sont pas reproduits : le logiciel renvoie à la norme applicable.
Oui. L'article L. 312-70 du Code des impositions sur les biens et services prévoit un tarif réduit de 10 €/MWh, au lieu de 26,58 €/MWh, sur la fraction consommée au-delà de 1 GWh par an. Huit conditions cumulatives s'appliquent, dont la mise en place d'un système de management de l'énergie et un taux d'électro-intensité d'au moins 2,25 %.
L'économie atteint environ 16,6 €/MWh, soit près de 10 % de la facture d'un site de taille moyenne, et une réclamation rétroactive reste possible sur trois ans. Attention au chiffre de 12 €/MWh relayé par plusieurs cabinets : il est faux et provient vraisemblablement d'une version de projet de loi.
Oui. Chaque dossier client s'exporte dans un fichier unique et se réimporte tel quel sur un autre poste, ce qui permet de préparer un audit sur un portable et de le finaliser au bureau.
Les sauvegardes complètes de la base sont écrites dans votre dossier Documents, à un emplacement que vous maîtrisez et que vos propres procédures de sauvegarde couvrent déjà.
Que vous la possédiez ou que vous l'exploitiez pour un tiers, apportez une facture d'électricité, un nombre de baies et vos prix unitaires. Nous la chiffrons avec vous, et vous repartez avec le rapport PDF.